BIENVENUE A RUFISQUE,

LA VILLE BASSE MAIS PROCHE DU CIEL.

 

 

 

Port sénégalais situé à quelques kilomètres de Dakar, Rufisque se caractérise notamment par son patrimoine historique important constitué par des constructions datant des 19ième et 20ième siècles et provenant de l’ancienne activité portuaire de la ville (port d’arachides).

Rufisque, après un passé prestigieux, a été plus ou moins absorbée par la ville de Dakar. Elle fit partie, juste avant l’indépendance, des quatre communes sénégalaises ayant obtenu la nationalité française de leurs administrés (avec Dakar, Gorée et Saint-Louis). Administrativement, la ville fait partie de la région de Dakar. Reliée par une voie rapide à la capitale, elle est presque en dehors (à 2 km environ) du passage de la future autoroute à péage Dakar-Diamniadiao. Siège de plusieurs industries dont les cimenteries sénégalaises, c’est une ville fort dynamique qui marque l’entrée de la Petite Côte. C’est également Rufisque qui produit une grosse part de l’électricité du pays grâce à la station thermique du Cap des Biches.

Photo à droite : maison coloniale à Rufisque

Les maisons en pierre sont également nombreuses. Ici près du commissariatUne des nombreuses mosquées de RufisqueOn pourrait espérer une deuxième naissance pour cette ville au patrimoine historique important. Les vieux bâtiments coloniaux en pierre au charme désuet sont souvent en piteux état, surtout s’ils n’ont pas servi de locaux pour une quelconque administration. Mais ils sont nombreux et une visite des rues animées du centre vous permettra d’en apercevoir plusieurs.
Photos : à gauche une vieille bâtisse coloniale rufisquoise, à droite une mosquée en construction, ci-dessous la cimenterie.

Rufisque est la «porte de la brousse» puisque c’est ici qu’on quitte l’agglomération dakaroise. Son usine de ciment (dont une partie vient de la cimenterie Lafarge démonté à Varen, dans le Tarn-et-Garonne) fournit la quasi-intégralité du ciment du pays. On voit ainsi toute la journée des camions défiler entre Bargny et le reste du pays.

La gestion tant décriée du maire de l’époque socialiste a mené à la ruine physique de Rufisque. Routes défoncées, patrimoine municipal en loque, inondations etc... Quand on sait que le nom de Rufisque vient du Portugais «Rio Fresco» (c’est à dire rivière fraîche car un cours d’eau arrivait dans cet éden boisé et ombragé !), on comprend mal la décrépitude de cette ville sans fleurs ni arbres. Après avoir rendu justice en faisant un peu saigner du nez cet ancien maire, la population a réclamé une amélioration de la gestion municipale et des infrastructures.

RufisqueL’avenir de Rufisque semble donc plus serein si les efforts nécessaires sont faits pour sa réhabilitation. Des associations de Rufisquois expatriés travaillent pour redonner vie à leur ville. Il y a fort à parier qu'avec l'explosion démographique et immobilière de Dakar et sa banlieue, la cité devienne un "quartier résidentiel" de la capitale à brève échéance. L'accès à la ville facilité par la future autoroute à péage contribuera à cette renaissance.                                     © planete-senegal.com

 

 

Un très beau site sur la ville de Rufisque :

 

 

...avec de très belles photos ... mais un document historique sur Maurice Gueye discutable ou incomplet en certains points.

LE DEPARTEMENT DE RUFISQUE  
Le département de Rufisque est composé des communes de Rufisque, de Bargny, Sébikhotane et Diamniadio et de deux communautés rurales: Sangalkam et Yenn. L'entrée en vigueur de la politique de régionalisation en janvier 1997 s'est traduite, dans la région de Dakar, par un nouveau découpage des collectivités locales, qui a vu la création des villes de Pikine, Guédiawaye et Rufisque et de 43 communes d'arrondissement.
 
 

RUFISQUE VILLE DU SÉNÉGAL

Localisation: Rufisque est situé à 28km de Dakar la capitale du Sénégal
Habitants: rufisquois
Population:  154975 habitants en 2005 source: Direction de la Prévision et de la Statistique,,
Nombre de quartiers: 92
Jumelage: Nantes et Hénin-Beaumont France
 

Rufisque: un passage obligé

Rufisque est le passage obligé pour entrer dans la capitale -Dakar- ou en sortir. Sa particularité est qu'elle est le seul département à comprendre une zone urbaine et rurale. Commençant par la ville de Rufisque, l'image qu'elle donne aux voyageurs se limite généralement à l'architecture coloniale, au désordre et à l'insalubrité qu'ils constatent de part et d'autre de la route nationale. Cette image n'est d'ailleurs pas totalement fausse, mais gagnerait à être complétée.

La commune de Rufisque s'étend sur 42 km² et compte environ 179 797 habitants (recensement 2002) répartis dans 92 quartiers.

Jadis, ville florissante en raison notamment du port qui polarisait la plupart des activités économiques Rufisque présente aujourd’hui un visage, pour le moins alarmant. En effet, l’urbanisation a démarré avec les lébous pêcheurs, ethnies dominantes autour de la zone portuaire, et s’est propagée assez lentement vers l’Est et l’Ouest, avant de se développer vers le Nord. Ainsi, aux lébous autochtones et majoritaires se sont ajoutés d’autres ethnies venues du Nord (Halpularen…) ; du Sud (Diola, Mandingue, Manjack…)

 

Insalubrité:

 la ville de Rufisque compte actuellement 13 canaux d’une longueur de 12 km et des rigoles. Ces infrastructures sont pour l’écrasante majorité à ciel ouvert et ont été mises en place durant la période coloniale. En l’absence d’un système d’évacuation complémentaire conséquent, les canaux reçoivent les eaux usées chargées de particules et même de déchets solides d’où un écoulement très lent voire même stagnation en saison sèche

 

L’environnement urbain est ainsi dominé par l’insalubrité des quartiers, par le caractère obsolète des équipements, par l’encombrement humain dans les vieux quartiers et par l’extension anarchique de l’habitat.

haut de page





Les caractéristiques démographiques

Lors du recensement général de la population et de l’habitat de 1998, la population s’élevait à 137 149 habitants avec un taux d’accroissement de 3,32%.Elle tourne aujourd’hui autour de 260 000 habitants. Elle est inégalement répartie dans l’espace. Les plus fortes concentrations humaines se retrouvent dans le noyau central (Keury Souf, Keury Kao), autour des quartiers centraux (Dangou) et dans certains quartiers non structurés qui concentrent la pauvreté et la population de provenance rurale (Gouye Mouride).

La répartition par âge montre que la population est jeune dans son ensemble, en effet, 66% de la population a moins de 25 ans. La répartition par sexe montre la prédominance des femmes dans tous les quartiers. Elle s’expliquerait par le nombre supérieur de naissances féminines mais aussi par la fuite des hommes vers la capitale à la recherche de revenus corrects.

Cette population connaît dans l’ensemble des conditions de vie peu favorables. Et pourtant Rufisque enregistre un accroissement rapide de la population, alimenté notamment par l’exode rural et les migrations de Dakar vers Rufisque contrastant avec la régression économique de la ville d’où le développement du chômage et de la pauvreté.

haut de page

Les caractéristiques socio-économiques


Rufisque était une ville très dynamique avec de nombreuses activités développées autour du port (de nombreuses unités de transformations et de conservation). Mais avec le transfert du port à Dakar et la politique de démantèlement des usines, le cadre socio-économique se caractérise par l’absence d’activités économiques significatives et donc le dépérissement du tissu industriel, la faiblesse des revenus, un chômage grandissant et surtout une pauvreté urbaine.

On remarque alors que hormis les quartiers à habitat planifié, plus on s’éloigne du noyau central où se concentre l’essentiel des équipements, plus la pauvreté s’intensifie.
 

haut de page

Les infrastructures sanitaires


Il faut noter qu’il y a un bon maillage du département avec une trentaine de postes de santé, et 2 centres de santé, en plus de 3 cliniques. Mais la pauvreté des populations limite leur accès à certaines structures (les privées sont souvent mieux équipées mais aussi plus coûteuses). Les structures d’accueil sont généralement délabrées et mal équipées, sauf les centres de santé Youssou Mbargane DIOP à Rufisque (voir photo) et Elisabeth DIOUF à Diamniadio

© Copyright 2006 rufisquenews.com